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Spacialisation et scénographie : Elie Kongs
Images : Joffrey Dieumegard et Julie Morel
Son : Alexis Chazard et Mickaël Sellam
Lumière : Julien Pamart
Costume : Leïla Ziadi
Coordination artistique : David Bruto
Comédiens : Elsa Imbert, Stéphane Corvisier, Loïc Massicot, Lou Label-Rojoux et Émilie Caillon.

Suite à l’accueil en résidence au sein de la Maison populaire de septembre 2004 à avril 2005, la compagnie de l’Étrange Erre propose les vendredi 1er avril et samedi 2 avril à 20 h 30 sous la forme de performances théâtrales un travail mélant représentation scénique et créations numériques.

Un parcours déambulatoire autour de l’œuvre Une certaine quantité de conversations de Vvedenski (poète russe du début du XXe siècle) vous est ainsi proposé. Il sera ponctué de pièces interactives et multimédia (Joffrey Dieumegard, Gwenola Wagon), d’éléments sonores Michaël Sellam (incident), Alexis Chazard (cela.étant) ainsi que d’un ensemble de vidéos minimales. Au travers d’un théâtre errant et d’une scénographie en temps réel, la Compagnie de l’Étrange Erre nous livrera une lecture singulière de cette critique de la raison proposée par le poète russe. De multiples conversations seront ainsi déployées entre comédiens et spectateurs, artistes et environnements numériques comme autant de pôles ou de sites à consulter, découvrir, voire à expérimenter.
L’œuvre de Vvedenski se situe à la frontière entre philosophie, théologie, littérature et poésie. Ses sources sont Dostoïevski, Gogol, Blok et, bien sûr, Pouchkine.

Elle nous propose une critique poétique de la raison. La création y puisera ses formes en se développant autour de l’alliance de deux concepts : Le théâtre errant et la scénographie en temps réel. De multiples « conversations » seront ainsi déployées, entre comédiens et specateurs, artistes et environnements numériques, et entre les différents environnements numériques eux-mêmes.

« Se battre contre la nature éphémère du théâtre ne veut pas dire non plus se battre pour que soient conservés les specacles. Les “ombres élecriques” (comme les Chinois ont appelé le cinéma) et les “ombres élecroniques” ne menacent pas le théâtre. Mais elles risquent de le séduire. Cinéma et élecronique réalisent ce qui était impensable jusqu’à notre siècle : des spectacles qui se conservent, pratiquement immuables dans le temps. Ce faisant, il empêche de voir que la dimension essentielle du spectacle théâtral résiste au temps, non pas en se igeant dans un enregistrement, mais en se transformant. La limite extrême de ces transformations réside dans la mémoire individuelle de chacun des spectateurs. » Eugenio Barba, Théâtre-solitude, métier révolte

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