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Mise en ligne : 16 janvier 2004.

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Rencontre en présence de Jean-Louis Weissberg (maître de conférence en Sciences de l’information et de la communication à l’université de Paris XIII) et Gwenola Wagon (artiste)

Des premiers simulateurs de vol aux jeux communautaires en réseau, les nouvelles technologies ont peu à peu transformé notre rapport au temps et à l’autre. La notion de « temps réel » s’est imposée. Et pourtant, ce « temps réel » est bel et bien calculé, programmé. Notre définition viendrait-elle alors de la quasi simultanéité de notre action avec l’obtention d’une réponse ou d’une proposition ?

Développées en premier lieu dans des perspectives utilitaires, les arts ont par la suite ouvert d’autres horizons à ces recherches et interrogent eux-aussi ces notions que sont le temps réel et l’interactivité. Pour exemple, le film Ne m’oubliez pas, co-réalisé par Gwenola Wagon et Alexis Chazard, propose une approche sensible du moment interactif.

Le public ayant pris l’habitude via les consoles de jeux d’agir sur ce qui lui est montré, leur démarche, qu’ils voient comme une critique de l’interactivité, nous invite plutôt à cette expérience plus perturbante de devenir « spect-acteur »...

Qu’induit aujourd’hui cette nouvelle relation avec « l’ici et maintenant » ? La relation humaine se transpose-t-elle également dans l’espace ? Cette rencontre souhaite questionner cet enjeu que représentent nos espaces « virtuels » par lesquels le jeu, l’art et la technologie nous invitent à expérimenter des présences à distance ; où, comme le dit Jean-Louis Weissberg, « l’enjeu ne se situe plus seulement au niveau de la communication mais bien de la relation affective et physique (vue, ouïe, toucher à distance). Le partage mutuel de l’expérience devient donc effectif, alors même que nous sommes éloignés. »

Réflexion engagée dans le cadre des soirées multimédia de la Maison populaire le vendredi 16 janvier 2004 à 20 h 30

Jean-Louis Weissberg

Maître de conférence en Sciences de l’information et de la communication à l’université de Paris XIII, il travaille au sein du laboratoire « Paragraphe » du département Hypermédias de l’université de Paris VIII. Il a été également, en 1994, commissaire de l’exposition permanente Informatique, Explora, à la Cité des sciences et de l’industrie, ainsi que conseiller scientifique pour le projet de transposition virtuelle de la grotte de Lascaux en 1995. Il anime actuellement un séminaire collectif L’action sur l’image : pour l’élaboration d’un vocabulaire critique à propos de la fiction imagée.

Il a publié Les chemins du virtuel (direction), Cahiers du C.C.I., Centre Georges Pompidou, Flammarion, Paris, 1989 ; Téléprésence, naissance d’un nouveau milieu d’expérience, dans Nouvelles technologies, un art sans modèle, numéro spécial d’Art Press, 1991 ; Des "reality-shows" aux réalités virtuelles, dans Terminal n° 61, L’Harmattan, Paris, Automne 93 ; Le déplacement virtuel de Lascaux, dans De Lascaux au virtuel, Actes du séminaire, Périgueux, 14 et 15 octobre 1994 ; Savoir, pouvoir et réseaux numériques, dans Terminal n° 67, L’Harmattan, Paris, printemps 1995 ; et Présences à distance - Pourquoi nous ne croyons plus dans la télévision, L’Harmattan, Paris, 1999. Il est également membre du comité de rédaction de Multitudes (revue en ligne).

Gwenola Wagon

Après un Diplôme de l’Ecole nationale supérieure des Arts décoratifs de Paris et un post-diplôme de l’Atelier de recherches interactives à l’ENSAD, elle obtient une bourse d’allocataire de recherche pour une durée de trois ans en vue de réaliser une thèse sur les potentialités d’un cinéma interactif dans le cadre du laboratoire de recherche Labei, du département Arts plastiques de Paris VIII.

Par ailleurs, elle est chargée de cours à l’atelier vidéo de Paris VIII, département d’Arts Plastiques, depuis l’année 2000 et chargée d’atelier à l’institut français du Japon de Kyoto depuis septembre 2003. Ces vidéos Neige, Géos et Humeur ont été diffusées aux festivals vidéos de Kassel en Allemagne, Vidéoformes à Clermont-Ferrand (1999), au festival vidéo de Caen en France (2000), et dans le cadre de la programmation vidéo, carte blanche à Unglee, festival d’Hérouville-Saint-Clair (2001). Co-scénariste de l’installation réalisée par Jean-Louis Boissier le Petit manuel interactif, commande de la Cité des sciences et de l’industrie exposé à la Villette à Paris, elle expose également ces réalisations à la galerie Michèle Chomette à Paris en octobre 2001, puis réalise des Histoires à pression pour l’exposition H2PTM septembre 2003 et Jouable 2 à Kyoto, octobre 2003.


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