Accueil du site > Pédagogie > Figures urbaines : une performance AKRylonumerik

3 classes, 3 collèges, 2 centres de loisirs, 4 quartiers pour un projet de performance multimédia live alliant corps, graphisme, vidéo et musique présenté dans le cadre de la « Fête Maison » de la Maison populaire de Montreuil au théâtre Berthelot, le 19 mai 2011 à 19 h, avec la participation exceptionnelle de Fake et B. (graffeurs), et de Guillaume Cefelman, Jaime Jimenez, Gilbert Petit, Nick Torgoff et Juan Chacon (collectif AKRylonumerik).

L’AKRylonumerik est un concept de performance créé par les artistes Gilbert Petit et Jaime Jimenez en association avec un collectif d’artistes à géométrie variable liés au street art. Prenant la forme de performances multimédia, il vise à créer une œuvre évolutive et unique, en direct et visible dans l’instant.

L’AKRylonumerik fait se croiser toutes les techniques de l’expression murale et du numérique (peinture, affiche, pochoires, vidéo, infographie, gestuelle et musique) qui composent et interfèrent avec l’œuvre produite, un croisement inédit et unique des médias.

Outre le croisement des médias, ce projet tente ici également de croiser différents projets de création menés cette saison en milieu scolaire ou péri-scolaire par la Maison populaire et le centre de création cinématographique Périphérie.

Trois classes et collèges montreuillois distincts et deux centres de loisirs ont ainsi développé un projet artistique indépendant. Les réalisations et recherches effectuées deviennent ici les « matières premières » à une forme commune : une performance multimédia live composée collectivement.

Rythm’n’voix
Mené par Marie Estève et la Maison populaire

Élaboré avec comme perspective la rencontre avec les arts plastiques et le multimédia, ce projet allie les voix des élèves d’une classe de sixième du collège Lenain-de-Tillemont à des rythmiques issues de percussions corporelles. Une création musicale orchestrée par Marie Estève et leur professeur de musique Marie Pin, pour un voyage entre mots et sons, entre corps et espaces.

Sous les pavés...
Mené par Antoine Vaton et le centre de création cinématographique Périphérie

Prendre conscience de l’urbanisme et de l’architecture en commençant par prendre la mesure de son environnement proche, c’est-à-dire de son collège, de son quartier, de son logement. Les élève de la classe de troisième de Richard Galera du collège Paul-Élouard ont ainsi réalisé photographies et prises de vues autour de la consigne : « chez moi et autour de chez moi ». Antoine Vaton les a peu à peu amené à filmer et photographier leur environnement interrogeant l’architecture du collège et révélant également leur sentiment ou leur ressentiment.

Corps urbains
Mené par Olivier Lecreux et la Maison populaire

Durant quatre jours, les élèves de la cinquième Arts plastiques du collège Jean-Jaurès menée par Margot Cauquil-Glaize ont exploré le dessin, la performance et la vidéo dans les espaces du collège (salle d’art plastique, couloirs, cours, préau...) en compagnie d’Olivier Lecreux. Le travail du geste, celui du dessin ou de la danse, étant envisagé comme une transcription d’un état intérieur, une gestualité expressive. L’atelier s’est développé par le passage de la pose au mouvement, de la position statique d’un corps à la découverte d’un geste formel. Chaque élève a ainsi réalisé sa propre recherche, à travers l’élaboration d’une micro performance questionnant le corps objet, sujet, accessoire...

Vidéo-poèmes
Mené par Caroline Delieutraz et la Maison populaire

24 enfants des centres de loisirs élémentaires Henri Wallon et Jules Verne ont été amenés à créer de courtes séquences vidéo sur le mode du cadavre exquis à partir d’objets ou d’images de leur choix liés à une utilisation quotidienne et tenant dans la main. Par le jeu, Caroline Delieutraz a ainsi peu à peu amené les enfants à créer du sens et de la poésie à partir des notions de hasard, de quotidien, de transformation et de répétition.

Un temps de croisement expérimental pour une expérience hybride où les élèves continuent l’exploration du rapport entre création, matière et temporalité.

Une surface blanche est posée face à des ordinateurs et deux vidéoprojecteurs. Les élèves du collège Jean-Jaurès agissent en direct sur la surface et dans l’espace pendant que Jaime Jimenez y intègrent les réalisations vidéos et photos des élèves du collège Paul-Élouard et des centres de loisirs Jules Verne et Henri Wallon. Dans la continuité du travail engagé avec Olivier Lecreux, une partie du dispositif technique utilisé pour cette performance finale propose l’alliance entre corps, geste, espace et trace.

Parallèlement, les musiciens du collège Lenain de Tillemont composent un univers vocal en temps réel, où rythmes et sons viennent parfois troubler les projections.

Dans cet espace improvisé - soutenu toutefois par une trame préalablement établie (story-board) -, les performers se répondent, s’écoutent, se regardent, interagissent et improvisent dans le souci de proposer une œuvre cohérente en rapport avec la trame initiale.

À la fin, la surface redevient blanche, chacun efface progressivement ses interventions et le silence revient. La seule trace de cette œuvre éphémère est le film enregistré en continu par les caméras numériques.


Extrait du troisième tableau.

Ce temps de croisement de quatre projets menés en milieux scolaire et péri-scolaire est soutenu par la DRAC Ile-de-France, service du Développement et de l’Action territoriale, et les différents projets qui le constituent par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis dans le cadre du dispositif La culture et l’art au collège, la ville de Montreuil dans le cadre du dispositif Arthécimus, et le rectorat de Créteil.


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