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Montreuil, Vincennes, Saint-Mandé - Google Map, 2012

L’espace cartographié

Une réalité transposée

« La réalité transposée par l’image cartographique n’est qu’une vision possible du territoire. Elle dépend de ce que son auteur y met ou n’y met pas, de ce qu’il décide de mettre en valeur, de donner à voir, de souligner, de représenter » exprime Christine Zanin, maître de conférences à l’UFR Géographie, Histoire, Sciences de la société de Paris Diderot.

Le choix de la projection d’une carte comprend une grande part de subjectivité de la part du cartographe. En effet, toutes les projections cartographiques, c‘est-à-dire le modèle géométrique et mathématique permettant la transposition d’une partie du globe vers la surface plane de la carte, ne sont pas toutes équivalentes ou conformes à la « réalité » des choses.

Des fragments de l’espace

Il y a trois mille ans, en Océanie, des montages de brindilles et de coquillages faisaient office de cartes maritimes. Les futurs marins y apprenaient le sens des courants, la localisation des îles, la position des étoiles et les inclinaisons de la houle.

Pour la plupart $es civilisations, les premiers signes de l’utilisation de cartes coïncident avec l’invention de l’écriture. Au début, ces cartes sont des esquisses gravées qui ont fonction d’aide-mémoire. Il ne s’agit alors que de représentations d’éléments constitutifs du territoire, de l’environnement « proche », comme les hommes le percevaient.

Puis, rapidement, les cartes sont devenues l’outil des navigateurs qui y reportent sur des pierres, du bronze ou du papyrus les éléments utiles de la configuration des côtes, l’emplacement des ports, les récifs à contourner… Cette période de l’évolution de la cartographie est marquée par de grands scientifiques grecs qui avaient en commun la volonté de cartographier la Terre et par là même, de démontrer sa sphéricité.

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Carte marine, Océanie, 3 000 av. J.-C.
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Carte babylonienne du monde, composée probablement entre 700 et 500 ans av. J.-C.
Les formes de la Terre

Anaximandre passe pour le premier scientifique et philosophe grec à avoir consigné ses travaux par écrit. Seuls quelques fragments sont parvenus jusqu’à nous, mais les témoignages antiques permettent de se faire une idée de leur nature et de leur étendue, telles ses recherches sur les lois de la nature et les raisons des phénomènes. Il cherche avant tout à comprendre quelle forme peut avoir le monde et quelle est son histoire, mais pour la première fois, il le fait sans l’introduction d’une influence divine. Il propose ainsi une carte d’un monde circulaire, divisé en trois continents, avec la mer Égée pour centre.

Astronome et astrologue grec, Ptolémée est l’auteur de plusieurs traités scientifiques, dont deux ont exercé par la suite une très grande influence sur les sciences occidentales et orientales. Grâce à la méthode proposée et aux milliers de références liées à différents lieux de l’Ancien Monde, incluant des coordonnées géographiques pour nombre d’entre eux, Geographia - écrit vers 150 - permit aux cartographes de la Renaissance de reconstruire la carte du monde tel que lui-même le concevait. Il faudra attendre les Grandes Découvertes - de Colomb à Magellan - pour que la représentation du monde transmise par Ptolémée devienne finalement caduque.

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Carte du monde, Anaximandre, environ 600 av. J.-C.
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Carte du monde, Ptolémée, 150 (reconstruction du XVe siècle)
L’expression du visible

Le Moyen-Âge correspond à l’apparition d’une cartographie plus précise, plus détaillée grâce aux cartographes arabes. Puis, à partir du XIIIe siècle et pendant deux cent cinquante ans, se développe une cartographie « utile ». Il en résulte la création de cartes très spécifiques comme les cartes nautiques. La cartographie s’oriente de façon décisive vers la « couverture » topographique descriptive, la plus complète et la plus exacte possible de la surface du globe : la représentation du visible.

Passionné de cartographie, Léonard de Vinci, quant à lui, réalise plusieurs cartes où il représente le dénivelé des montagnes, en éclaircissant le versant côté soleil et en mettant une ombre sur l’autre versant, allant jusqu’à peindre un dégradé de la base de la montagne jusqu’à son sommet pour marquer le dénivelé. Ce procédé de représentation est par ailleurs toujours utilisé aujourd’hui pour la cartographie.

De son côté, Gerard Mercator, géographe et cartographe, commence à fabriquer des globes, des cartes murales et des instruments scientifiques en cuivre à partir de formules mathématiques dès 1537. Il donnera alors son nom à un système de projection statistique dans lequel les méridiens sont représentés par des droites parallèles, équidistantes, et les parallèles, par des droites perpendiculaires aux méridiens.

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Mapa Mondi Figura Mondi, Giovanni Leardo, 1442
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Carte d’Imola, Leonard de Vinci, 1502
Un sous-entendu du territoire

Pour Alain Milon, philosophe, « les cartes sont un sous-entendu du territoire ». Elles reflètent ainsi nos représentations, nos croyances et nos imaginaires. Nous ne cessons de les interroger car elles sont avant tout les supports privilégiés de nos « voyages immobiles ».

La représentation d’un territoire

Au XVIIe siècle, la Préciosité est un mouvement littéraire et intellectuel porté par une partie de la noblesse. Inspirée du roman Clélie, Histoire romaine de Madeleine de Scudéry, La Carte de Tendre est une représentation topographique et allégorique des différentes étapes de la vie amoureuse des Précieuses. Dans son sillage, l’abbé d’Aubignac imaginera le Royaume de Coquetterie en 1654, Tristan l’Hermite, le Royaume d’Amour en 1659, Louis Moréri le Pays d’Amour en 1663…

Un siècle plus tard, la carte de Cassini ou carte de l’Académie, s’inscrit à l’inverse dans une représentation la plus proche possible du royaume de France. Cette carte constitue pour l’époque une véritable innovation et une avancée technique décisive. Elle est la première carte à s’appuyer sur une triangulation géodésique dont l’établissement prit plus de cinquante ans.

Ce n’est véritablement qu’au XIXe siècle, siècle du positivisme et de la rationalisation, qu’aura lieu une scission irrémédiable entre peinture et carte, rangée désormais sous la catégorie de science et sous l’étiquette nouvelle de « cartographie ».

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Carte de Tendre, François Chauvreau, entre 1654 et 1660
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Paris (détails), famille Cassini, 1756-1815
Des marquages dimensionnels

Le système de mesure quant à lui implose sous la main des artistes du XXe siècle pour transformer la carte en « marquage dimensionnel » du territoire. La carte comme fondation géométrique du monde, grille de coordonnées et de mesures, est devenue un instrument qui permet de s’attaquer aux fondements de la représentation.

Ellsworth Kelly exploite la peinture comme élément architectural, comme si elle avait un poids et crée ainsi un ensemble de liens et de relations entre les formes et les couleurs. Fields on a Map (Meschers, Gironde) est une évocation picturale de la topographie d’une région où l’artiste a vécu. L’étirement vertical du paysage contraste avec l’étalement horizontal habituel de la carte. Cette stratification par étages déjoue tout horizon et toute unité du territoire. L’espace n’y est plus qu’un graphe hors de toute inscription.

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Dada Siegt !, Raoul Hausmann, 1920
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Fields on a Map (Meschers, Gironde), Ellsworth Kelly, 1950
Une cartographie transposée

En 1955, les Situationnistes introduisent la démarche psychogéographique et cherchent à tracer le rapport entre les quartiers et les états d’âme qu’ils provoquent. Dans The Naked City de Guy Debord, « les flèches représentent des pentes qui relient naturellement les différentes unités d’ambiance ; c’est-à-dire les tendances spontanées d’orientation d’un sujet qui traverse ce milieu sans tenir compte des enchaînements pratiques – des fins de travail ou de distraction – qui conditionnent habituellement sa conduite ».

Au milieu des années 70, Michael Druks commence une série d’autoportraits sous la forme d’une carte topographique représentant une péninsule, le Druksland, parcourue de frontières délimitant le territoire occupé, le druks gauche… Cette décennie est également celle où artistes et intellectuels remettent majoritairement en cause le consensus géopolitique ambiant.

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Guide Psychogéographique de Paris, Guy Debord, 1957
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Druksland, Michael Druks, 1974

L’espace contextualisé

Des points de vue géolocalisés

Alors que le monde géopolitique se complexifie considérablement, la connaissance des spatialités et des temporalités devient plus que jamais mouvante et diverse.

Des géographies variables

Associée à l’étude des cartes, l’approche géographique ajuste l’analyse de l’espace déterminant ainsi que les individus et les sociétés produisent leur espace avec leurs valeurs et leurs modes de vie. Dans Map, de Jasper Johns, la carte des États-Unis est un support et une structure. Elle fournit un cadre, voire un code de lecture, alors que le geste pictural produit une œuvre ouverte par la dispersion des frontières et l’absence d’endroits précis.

Dans un contexte géopolitique mouvant, la fin des années 60 voit l’accélération du rythme de l’innovation technologique en matière de communication et fait très rapidement converger les télécommunications, l’informatique et l’audiovisuel. S’emparant des données émises par les satellites de la NASA en orbite autour de la lune, Nancy Graves transpose ces informations codées en tracés cartographiques colorés, dans l’idée de briser les frontières traditionnelles entre représentation et espace.

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Map, Jasper Johns, 1961
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Montes Apenninus Region of the Moon, Nancy Graves, 1972
Des espaces à explorer

En quelques années, la communication sans fil devient banale. Avec la localisation via GPS (Global Positionning System) ou la triangulation Wifi, les contenus et relations s’inscrivent dans l’espace physique, sa localisation géographique et son contexte. Masaki Fujihata utilise pour la première fois la technologie GPS dans le cadre d’une ascension au mont Fuji en 1992. Dans Impressing Velocity, il propose simultanément différents points de vue : des cartes, des vidéos, des images de synthèse et des tracés produits avec un récepteur GPS qui créent, ensemble, une figure complexe et différenciée d’un territoire et, en même temps, d’une action.

Loin de vouloir capter l’environnement géographique, Balkis Island s’attache au contraire à la construction d’un monde, d’une structure, que l’on ne peut appréhender par avance. Issu de la collaboration de Yona Friedman, théoricien de l’architecture et de Jean-Baptiste Decavèle, photographe et vidéaste, ce projet transpose une géographie fictive, celle d’une île du Grand Nord, sur le lac de Vassivière. Chacun est ainsi invité à découvrir la cartographie imaginaire ponctuée d’installations monumentales, de maquettes, de photographies ou encore d’images en mouvement.

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Impressing Velocity, Masaki Fujihata, 1992-1994
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Balkis Island, Yona Friedman et Jean-Baptiste Decavèle, 2009
Des mondes complémentaires

Cependant, les outils de géolocalisation constituent une tentative de résolution pratique de la distinction entre monde réel et mondes virtuels. Dans le projet du collectif Microtruc, Jérôme Alexandre, Caroline Delieutraz, Aude François, Julien Levesque et Albertine Meunier s’emparent de ces outils et leur donne une dimension artistique. En traçant en temps réel le trajet d’objets transmis de la main à la main sur une carte en ligne, le collectif entend « confronter réseaux et territoires en questionnant l’étendue, la portée et la morphologie de nos réseaux ».

Ville oubliée, de la Smala, il ne reste rien ou presque, quelques documents comme autant de possibilités de cette ville nomade conçue pour et dans la guerre contre la colonisation française de l’Algérie au XIXe siècle. Dans chacune des villes où son « architecte » Abd el Kader fut emprisonné, Échelle inconnue vient interroger cette « zone blanche » de la carte. À Marseille, plusieurs pistes ont été imaginées pour une diffusion sonore d’histoires collectées à l’échelle du quartier du plan d’Aou. Le choix d’Échelle inconnue s’est alors porté sur un boîtier sonore, géolocalisé, qui fait « parler les murs » en permettant une écoute collective de témoignages individuels, localisée autour de lieux et d’espaces choisis.

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Microtrucs, collectif, 2011
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Écouter chuchoter les murs, Échelle inconnue, 2010
Une mesure du pouls du monde

Les technologies ont donné un nouvel élan à la cartographie. Collaborative, multiscalaire, « habitable »..., adossée à des traces géolocalisées, elle s‘invente pour tenter de décrire le « pouls » du monde.

Que ce soit par l’intermédiaire d’OpenStreetMap, depuis les trottoirs de Google Street View ou les nuages de Google Earth, ou qu’elle insère les réseaux sociaux sur Twinverse…, la cartographie acquiert les moyens de livrer une connaissance du réel en conjuguant les techniques, les matériaux et les niveaux d’observation.

Des environnements à partager

Christian Nold s’appuie sur la technologie GPS pour réaliser une topographie urbaine du stress. Invitant chacun à explorer son quartier muni d’un appareil d’enregistrement, les niveaux d’excitation sont ainsi collectés en fonction des différents déplacements.
Grâce à l’annotation et à l’interprétation de ces données, une carte émotionnelle se construit petit à petit, donnant forme à une représentation de l’espace social d’une communauté.

Son géolocalisé, carte interactive des bruits, environnements sonores augmentés..., la topophonie s’inscrit en analogie à la topologie. Aura est un projet sonore géolocalisé où Steve Symons cherche à aller au-delà de l’approche traditionnelle des médias locatifs. Superposant les informations numériques sur l’espace réel, il offre d’une part à chacun la possibilité de laisser une piste audio dans l’espace au fur et à mesure de la progression dans le monde réel, mais permet également de travailler ensemble à la création de tapisseries sonores à travers nos mouvements respectifs.

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Emotion Map, Christian Nold, 2004-2012
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Aura, Steve Symons, 2009
« La carte est ouverte, elle est connectable dans toutes ses dimensions, démontable, renversable, susceptible de recevoir constamment des modifications. On peut la concevoir comme une œuvre d’art, la construire comme une action politique ou comme une médiation », disait déjà Gilles Deleuze en 1980.

Des territoires à questionner

Dans Geo Goo (info park), Jodi explore ainsi notre représentation du monde à l’ère d’Internet et des outils de géolocalisation. Des services, tels Google Maps, ont changé radicalement notre perception de l’espace. En projetant les constructions géométriques de ces outils en ligne dans la réalité et inversement, en superposant leurs grilles de lectures et leurs balises comme des chemins de jogging, le Parc Royal de Bruxelles devient le point de départ d’une dérive symbolique et mystérieuse dans un réseau d’associations amplificatrices et déconstructivistes traversant la Belgique et l’espace des réseaux et des données.

Auscultant le pouls de nos activités sur les réseaux sociaux et notamment Twitter, Anselm Venezian Nehls et Tarik Barri détournent le flot des tweets émis en Allemagne. Contenus, lieux d’émission, nombre de réexpéditions, hashtags… en conditionnent une représentation sonore et visuelle en perpétuel changement, générant une carte soumise à ce flux d’informations.

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Geo Goo (info park), Jodi (Joan Heemskerke et Dirk Paesmans), 2008
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#Tweetscapes, Anselm Venezian Nehls et Tarik Barri, 2012
Des espaces à habiter

HP Process se place aussi bien dans la continuité des mots en liberté du Futurisme, que dans la logique psycho-géographique du Situationisme. Ce duo d’artiste tente de créer une poésie en action, une écriture collective et dynamique au cœur des flux urbains, et des stratifications de l’espace et du temps… Dans Words City, ce sont les habitants - par l’envoi de SMS - et les passants - captés et incrustés dans la masse de lettres - qui animent une cartographie poétique de la ville, en étant à la fois les vecteurs et les moteurs des flux de mots chargés de la géographie et de la mémoire de la ville.

En 2013, l’objet de la Mission Maléko 2013 de l’équipe Monsieur M, Dérives est de proposer une cartographie collective, sensible, intime et politique, de l’île Maléko, nom donné au territoire défini par les déplacements de Monsieur M durant toute l’année 1968, entre chez lui – rue Dombasle à Montreuil - et son travail - l’Institut Géographique National à Saint-Mandé. Une occasion offerte aux habitants de participer à la mission à travers les carnets et le territoire de Monsieur M qui raconte, sans passion ni sentiment, les évènements de sa vie.

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Words City, HP Process, 2012
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Mission Maléko 2013, équipe Monsieur M, Dérives, en cours

Lexique

Géodésique

À l’origine, le terme géodésique vient de géodésie (du grec gaïa « terre » et daiein « partager, diviser »), la science de la mesure de la taille et de la forme de la Terre. La géodésique désignait donc pour des géomètres le chemin le plus court entre deux points de l’espace (sous entendu géographique). Un repère géodésique (système géodésique) est une façon de repérer un lieu proche de la surface terrestre (par exemple par la latitude et la longitude). Si on assimile la Terre à une sphère, les géodésiques sont des arcs de cercle aussi nommées « arcs de grand cercle ». La transposition aux mathématiques fait de la géodésique la généralisation de la notion de « ligne droite » aux « espaces courbes ».

Géolocalisation

La géolocalisation ou géoréférencement est un procédé permettant de positionner un objet, une personne…) sur un plan ou une carte à l’aide de ses coordonnées géographiques. Cette opération est réalisée à l’aide d’un terminal capable d’être localisé - grâce à un système de positionnement par satellites et un récepteur GPS par exemple -, et de publier en temps réel ou de façon différée ses coordonnées géographiques (latitude/longitude). Les positions enregistrées peuvent être stockées au sein du terminal et être extraites postérieurement, ou être transmises en temps réel vers une plateforme logicielle de géolocalisation.

Géopolitique

Du grec γη (« terre ») et πολιτική (« politique »), la géopolitique désigne tout ce qui concerne les rivalités de pouvoirs ou d’influence sur des territoires et les populations qui y vivent, c’est-àdire l’étude des rapports de forces entre divers acteurs sur un espace plus ou moins défini. La géopolitique repose alors sur l’analyse des objectifs visés par les acteurs et leurs moyens mis en œuvre pour y arriver.

Hashtag

Le hashtag est un marqueur de métadonnées lié au domaine de l’informatique. Symbolisé par le signe typographique dièse « # », il est particulièrement utilisé sur réseaux sociaux tels que Twitter, Tumblr ou Google+. Sur les réseaux sociaux, le hashtag sert à centraliser les messages autour d’un terme bien précis. Il fait office de mot-clé pour que les utilisateurs puissent commenter ou suivre une conversation.

Mashup

Une application composite (ou mashup ou encore mash-up) est une application qui combine du contenu ou du service provenant de plusieurs applications plus ou moins hétérogènes. On parle de mashup dans le cadre d’une superposition de deux images provenant de sources différentes, superposition de données visuelles et sonores différentes par exemple dans le but de créer une expérience nouvelle. Dans le cas de site web, le principe d’un mashup est donc d’agréger du contenu provenant d’autres sites, afin de créer un site nouveau.

Multiscalaire

Une démarche multiscalaire a pour but de comprendre l’organisation et l’aménagement d’un territoire en l’étudiant à différentes échelles : mondiale, continentale, nationale, régionale, locale par exemple.

Stratification

En géologie et dans les domaines proches (géomorphologie, pédologie, archéologie), une strate est une couche de roche voire de sol (horizon) - un terrain (au sens géologique) qui se distingue des autres par des caractéristiques propres (pétrographiques, minéralogiques, granulométriques, tectoniques, paléontolologiques). L’épaisseur, la forme et la nature des strates empilées les unes au-dessus des autres sont des indices de l’action des forces de la nature (compression, contraction, enfoncement, affleurement…). La stratification est un procédé permettant d’étudier la cohésion entre plusieurs couches.

Topographie

La topographie (du grec topos « lieu » et graphein « dessiner ») est l’art de la mesure puis de la représentation sur un plan ou une carte des formes et détails visibles sur le terrain, qu’ils soient naturels (notamment le relief et l’hydrographie) ou artificiels (comme les bâtiments, les routes…). Son objectif est de déterminer la position et l’altitude de n’importe quel point situé dans une zone donnée, qu’elle soit de la taille d’un continent, d’un pays, d’un champ ou d’un corps de rue.

Topophonie

La topophonie est un néologisme signifiant étymologiquement le lieu de son, par analogie avec la topographie qui désigne la forme physique ou la représentation d’un terrain. Une topophonie est donc une distribution sonore dans un espace réel ou une représentation virtuelle de l’espace. Ce terme diffère du concept de sonore en ce qu’il est un espace sonore construit de l’espace et non un espace sonore existant.

Triangulation

La triangulation est une technique permettant de déterminer la position d’un point en mesurant les angles entre ce point et d’autres points de référence dont la position est connue, et ceci plutôt que de mesurer directement la distance entre les points. En géométrie, une triangulation est une façon de découper une forme géométrique (un plan, un polygone) en une collection de triangles.

Sources : Mesures d’une fiction picturale : la carte de géographie – Marie-Ange Brayer / Art et cartographie ou comment l’infini du monde advint-il à l’art ? - Frédérique Entrialgo / Introduction à une critique de la géographie urbaine – Guy Debord / Wikipédia


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