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© Diana Siemiradzka, Tremblay Magazine n° 143, déc. 2012

« En croisant le point de vue de personnes référentes avec celui d’acteurs du quotidien que sont les animateurs des espaces numériques, nous avons pu réaffirmer à quel point la question du numérique est complexe et majeure d’un point de vue politique et sociétal, et qu’elle est plus que jamais un enjeu actuel » exprimait Thomas Bernardi, chargé de projets à PiNG, Nantes, au sein de son article résumant la troisième journée de rencontre du réseau Parcours Numériques.

D’une phase de consensus à une phase de dissensus
Extrait de Retour sur le 26 septembre, PiNG

Au terme de cette première année de Parcours Numériques, une tendance générale se dégage :

Les espaces publics numériques peuvent continuer à être des acteurs importants de notre société mais ils doivent pour cela adapter leurs champs d’activités. Il semblerait qu’ils aient à jouer un rôle important dans l’éducation critique à la culture numérique, en proposant des dispositifs d’appropriation sociale collectifs et individuels du numérique « à long terme et à longue portée » . La place du numérique dans nos sociétés est actuellement centrale dans une grande partie de nos activités. Il revient en partie aux espaces numériques de considérer ces changements et leurs corollaires afin de sensibiliser un plus grand nombre des citoyens aux enjeux et conséquences de ces innovations.

Pour Alain Giffard, nous passons d’une phase de consensus, dans laquelle le rôle des Espaces publics numériques (EPN) était de réduire les difficultés d’accès au numérique et d’œuvrer pour la société de l’information, à une phase de dissensus qui laisse apparaître de nouvelles forme d’économies très peu connues du grand public (économie de l’attention mais aussi économie contributive), des pratiques condamnées par certains et plébiscitées par d’autres (partage de connaissances et d’informations via les outils numériques) ainsi qu’un ensemble de questions qui sont autant de points à éclaircir pour les usagers : questions liées à la propriété immatérielle, à la neutralité d’Internet, à l’obsolescence des objets, à la réappropriation du numérique...

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Il appartient au monde éducatif et culturel de définir, de créer et de maintenir un « écosystème » favorable à l’accompagnement de l’humain dans toutes ses dimensions (affective, cognitive, conative...). Au sein de l’Espace Jean-Roger Caussimon de Tremblay-en-France, l’ensemble des actions proposées prennent sens dans des principes d’ouverture et de pratiques collectives, dans une démarche empirique des propositions mises en œuvre. Il s’agit également de permettre à chacun de faire sienne cette démarche par l’extension, la contextualisation et la recherche.

Agir pour un même territoire
Extrait de Le numérique et les nouveaux médias : quelle place dans l’éducation artistique et culturelle des jeunes ?, Espace Jean-Roger Caussimon

« Avec lʼéquipement numérique de la salle, on a pris conscience de toutes les possibilités technologiques qui sʼoffrent à nous en termes de contenus alternatifs. Dans le même temps numérique et multimédia deviennent omniprésents dans des pratiques artistiques telles que le spectacle vivant, le théâtre, la danse, la peinture. Or, il nʼy a pas à Tremblay dʼespace pour faire se croiser tout cela », explique Luigi Magri, directeur du cinéma Jacques Tati.

Il s’agit aujourd’hui d’inscrire ces actions d’éducation artistique et culturelle dans une politique globale volontaire.

Que ce soit hors temps scolaire ou sur le temps scolaire, la réussite d’un projet éducatif utilisant les outils du numérique repose majoritairement sur l’appropriation du projet par les enseignants, les animateurs ou les éducateurs. La co-construction de projet permet cette concrétisation. Toutefois, peu de dispositifs existent aujourd’hui pour financer ces projets éducatifs à caractère artistique ou culturel dans leur dimension globale : aide aux créateurs impliqués, soutien au développement des projets, prise en compte des heures supplémentaires effectuées par les enseignants (projets en milieu scolaire), les animateurs (projets péri-scolaires) ou les éducateurs (projets en milieu social ou Programme de réussite éducative) dont la formation est également l’une des étapes essentielles à l’extension du projet et à l’appropriation de la démarche.
Les responsables des collectivités locales sont aujourd’hui de plus en plus à l’écoute de ces propositions. Localisée en Seine-Saint-Denis, l’Espace Jean-Roger Caussimon voit ainsi se développer une interrogation et une recherche de plus en plus prégnante et collective quant à la culture numérique. Sur une Communauté d’agglomération de plus de 120 000 habitants où 45 % de la population a moins de 30 ans, acteurs locaux, municipalité, Communauté d’agglomération, Département voient en ces projets éducatifs des moyens de ressourcer le territoire local et de conforter les liens sociaux. Reste cependant à prendre en compte la dimension non quantifiable de ces projets, leur valeur de mobilité et d’impalpable, le résultat de ce travail n’étant parfois visible que bien plus tard.
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© Diana Siemiradzka, Tremblay Magazine n° 143, déc. 2012

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