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©© Nicolas Clauss

Nicolas Clauss est « un peintre aux pinceaux électroniques, qui élabore une œuvre intimiste, subtile, exigeante (…) » écrivait Libération en 2008.

Il pose ses pinceaux en 2000 pour peindre dès lors avec les outils des nouveaux médias et créer des tableaux visuels et sonores d’un nouveau genre. Ses œuvres sont en prise directe avec la réalité d’un territoire ou de publics qui, en apportant leurs contributions, nourrissent le matériau de la création même. Son travail, pour lequel il a reçu plus d’une douzaine de prix, est présenté et exposé internationalement.

- Le site de Nicolas Clauss

Après un premier mouvement à Évry en 2010, au théâtre de l’Agora, Nicolas Clauss est – depuis le mois de mai – accueilli en résidence à la Maison populaire. Terres arbitraires (2e mouvement) est la concrétisation de cette étape de travail à Montreuil et sera présentée du 5 septembre au 17 septembre à l’occasion d’un Salon numérique exceptionnellement déplacé dans le centre d’art de la Maison populaire.

« Il nous reste toujours des terres arbitraires »
Aimé Césaire, Cadastre, Ode à la Guinée


Le projet Terres arbitraires prend la forme d’une installation vidéo, immersive et générative qui explore les représentations des « quartiers populaires ». Initié au théâtre de l’Agora d’Evry, Terres arbitraires place le spectateur au centre d’un dispositif visuel et sonore qui le confronte à des portraits vidéo, ralentis et muets de jeunes habitants de ces quartiers.

À ces visages, à ces corps mis en scène, qui s’adressent directement à la caméra et donc au spectateur, vient se superposer un flux sonore de bribes de discours médiatiques, politiques et sociologiques produits autour de ces quartiers.

Un temps de résidence et d’exposition réalisé en partenariat avec le théâtre de l’Agora, scène nationale d’Evry et de l’Essonne, coproducteur du premier mouvement, et soutenu par Arcadi.

« Lors de la résidence au théâtre de l’Agora, avec la complicité de deux jeunes habitants à qui je confie des petites caméras vidéo, je rencontre de façon informelle de nombreux résidents du quartier des Pyramides à Évry. Chaque rencontre, chaque interaction nourrit une réflexion et alimente un vaste matériau visuel et sonore fait d’entretiens, d’ambiances enregistrées, d’images filmées sur le vif ou mises en scène. Très vite, pendant ces mois de rencontres et de tournage, je fais le choix d’aller à l’essentiel : ne garder que des portraits de jeunes gens, que l’on retrouve aux pieds des bâtiments, qui regardent la caméra et donc nous regardent.

Parallèlement au tournage des portraits, je commence à collectionner un matériau sonore composé de bribes de discours sur les quartiers populaires, sur leurs populations et les multiples sujets qui s’y rattachent (emploi/précarité, identité nationale/immigration, insécurité /insécurité sociale, traitement social/pénal...).

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©© Nicolas Clauss

Durant la résidence à la Maison populaire, il s’agissait d’aller sur de nouveaux territoires, de rencontrer les gens là où ils vivent. Identifier des complices, des relais que j’appellerai des « passeurs » (de jeunes adultes, habitants des quartiers concernés) avec qui je suis allé au devant d’autres habitants, leur présentant ma démarche pour leur proposer de participer à cette aventure artistique. Les images filmées constituent ici en de nouveaux portraits, dont les mises en scène sont des collaborations, des portraits « négociés » (selon l’expression du photographe Michel Séméniako) ; faites d’allers-retours pour arriver à des images signifiantes destinées à enrichir et à diversifier le corpus de l’œuvre.

Il ne s’agit pas d’un travail circonscrit à un seul territoire, réduit à un quartier particulier mais d’une œuvre qui réunit peu à peu virtuellement et symboliquement des portraits venus de zones géographiques éclatées sur le territoire français. »
Nicolas Clauss

Après le soutien du théâtre de l’Agora à Evry et la Maison populaire à Montreuil, Nicolas Clauss poursuivra le mouvement à Zinc-Ecm Belle de Mai et Les Instants Vidéo à Marseille, la Condition Publique à Roubaix.

Ce projet est une coproduction de Nicolas Clauss, du Théâtre de l’Agora - scène nationale d’Evry et de l’Essonne, de ZINC - La Friche-Belle de Mai et de l’EPCC La Condition Publique, en partenariat avec la Maison populaire de Montreuil et avec le soutien du DICRéAM (CNC), d’Arcadi et de la DRJSCS-DRAC PACA (Identités, Parcours & Mémoire 2011).


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