Accueil du site > Blog > Un an après : la culture multimédia sur le territoire national

Première publication : 12 janvier 2009 sur CEMuTAN.

Mise en ligne : 12 janvier 2009.

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Petit point très rapide élaboré par Benjamin Cadon et Jocelyne Quélo.

Janvier 2008 vit une remise en cause d’un travail en réseaux développé depuis plus de 10 ans par les acteurs de la culture multimédia sur le territoire national. Se traduisant par des baisses de subvention, transmise par les différentes DRAC, allant de 5% à 100%, elle mit devant le fait accompli autant les acteurs que les collectivités territoriales soutenant ces activités.

La question est alors posée. La culture multimédia doit-elle seulement se conformer à une logique de marché, à une mise en concurrence des propositions et à une sélection par l’opinion ? Que la concurrence de l’offre culturelle doive exister est une chose, mais la concurrence économique ne laisse pas de place à la construction collective, à l’appropriation, à l’évolution de la culture. Cette concurrence, privatisant ressources et contenus, est antinomique avec le développement d’une société de la connaissance, elle est à contresens de la mondialisation du savoir initié par Internet.

Face aux enjeux liés à l’accès à la culture multimédia pour tous sur l’ensemble du territoire national, à la numérisation de nos pratiques sociétales, aux usages exponentiels des réseaux numériques, le multimédia s’inscrit de plus en plus comme l’un des enjeux de société des plus importants, dépassant largement la simple logique de l’accès aux « tuyaux » pour une appropriation critique. Contenus et épanouissement de chacun dans cette société digitale influent sur le maintien d’une cohésion sociale.

Et pourtant, janvier 2009 voit l’inégalité entre les territoires et entre les populations se creuser. La crise économique se voit prétexte à un populisme se substituant à l’action populaire, la préservation se place en opposition à la structuration et à l’avenir, niant leur complémentarité respective. Dans ce contexte, la pérennisation des actions développées par les acteurs de la culture multimédia s’affaiblit, accélérant encore les inégalités et les zones blanches territoriales. Et pourtant, en affaiblissant ainsi l’art et la culture, c’est bien l’ensemble du tissu social que l’on affaiblit, alors que le maillage de ces acteurs apparaissait encore il y a un an comme exemplaire à nombre de pays européens.


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