Accueil du site > Blog > Villes hybrides, une symbiote technologique ?

Extrait de quelques prises de notes et bookmarks, ce document est parcellaire et composé uniquement de « copier-coller » dont vous trouverez les références au fur et à mesure de votre lecture.

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Net-Derive satellite - Petra Gemeinboeck et Atau Tanaka
Crédit : Walter Kim

Une approche symbiotique

L’émergence de la notion de symbiose humain-machine
Extrait de Élaboration et validation d’un questionnaire de mesure de l’acceptation des technologies de l’information et de la communication basé sur le modèle de la symbiose humain-technologie-organisation, par Éric Brangier et Sonia Hammes.

« Pour l’approche symbiotique, la relation entre l’homme et la technologie est durable et mutuellement profitable. L’application de la notion de symbiose à la caractérisation de la relation entre l’humain et la machine provient notamment des travaux de Joseph Carl Robnett Licklider qui, en 1960 avait été le premier à utiliser la notion de symbiose pour dessiner le futur de l’informatique en soulignant que l’ordinateur devait quitter le domaine des « calculs » pour se transformer en outil de communication moderne. Se faisant, Joseph Carl Robnett Licklider fut suffisamment clairvoyant pour imaginer que l’ordinateur pourrait devenir une sorte de symbiote technologique destiné à assister l’humain dans sa vie toute entière.

Plus récemment, l’approche symbiotique a été développée dans le domaine de la relation entre l’homme et la technologie par Jos Bender, Job de Haan et David Bennett (The Symbiosis of Work and Technology), ainsi que par Joël de Rosnay qui a contribué à diffuser cette notion. »

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Joseph Carl Robnett Linklider
Une relation homme-technologie-organisation
Extrait, suite

« La symbiose est un processus caractérisant la relation humain-technologie qui s’enclenche si des conditions particulières de la relation homme-technologie-organisation sont satisfaites. Ces conditions particulières reposent sur la mise en œuvre de trois facteurs déterminant la symbiose.

- Les fonctionnalités : la symbiose suppose une adaptation optimale des fonctions proposées par la technologie aux objectifs à atteindre par l’homme, par son travail, par son environnement organisationnel. La première condition d’acceptation est donc de considérer que les technologies de l’information et de la communication doivent être dotées de fonctionnalités utiles, ou du moins évaluées comme telles.


- L’utilisabilité : c’est-à-dire la facilité d’utilisation du système technique, souvent exprimée par le niveau de compatibilité entre l’humain, les technologies de l’information et de la communication et la tâche. La deuxième condition d’acceptation repose donc sur la simplicité d’utilisation ce qui correspond encore à l’optimisation ergonomique des technologies de l’information et de la communication.

- Les formes de régulation liées aux comportements organisationnels : il s’agit des formes d’appropriation, de rejet, d’innovation sociale et autres accommodements construits par l’homme dans un contexte social qui est transformé par l’arrivée d’une technologie. La troisième condition de la symbiose vise donc à restituer l’optimisation des technologies de l’information et de la communication aux contextes sociaux d’utilisation. »

La ville, un espace social stratégique

Innovations technologiques dans la ville d’aujourd’hui
Extrait de Développement urbain : les nouvelles contraintes, par Rémy Prud’homme, Gabriel Dupuy et Daphnée Boret

« Historiquement, dans les pays industrialisés, les principaux services urbains ont été organisés sur un mode collectif et centralisé. Les évolutions sociétales actuelles, particulièrement sensibles dans les villes, semblent remettre en question les modes d’organisation antérieurs, puisque la gestion des problèmes se fait de plus en plus au niveau de l’individu.

Il faut donc apporter des innovations technologiques pour répondre à ces évolutions.

C’est le cas semble-t-il dans l’habitat, où on peut imaginer qu’un jour, chaque bâtiment se fournisse individuellement en énergie ou recycle ses eaux usées... Pour autant, de telles évolutions ne remettraient pas en cause la notion de réseaux. Ces derniers vont évoluer en fonction des attentes des personnes, on pourra aboutir à des systèmes différents, mais la disparition des réseaux signifierait la fin des collectivités et une atomisation totale de la société. »

Urbaniser les technologies
Extraits de Est-ce que la technologie désurbanise la ville ?, par Hubert Guillaud

« Pour la sociologue et économiste américaine Saskia Sassen, la ville est devenue un espace stratégique pour tout type d’applications technologiques, mais dans quelles mesures ces capacités technologiques déployées dans l’espace urbain urbanisent-elles véritablement la ville ?

“La technologie donne des capacités technologiques qui vont au-delà de la technologie elle-même. Quand la haute finance utilise les technologies, elle ne le fait pas de la même manière que la société civile. Ses points de départ, ses objectifs sont différents, même si elle utilise les mêmes outils techniques que d’autres utilisateurs : la technologie fonctionne donc dans une écologie plus vaste qui ne la réduit pas.”

“La question est donc de regarder comment nous urbanisons la technologie, comment nous adaptons ou essayons d’adapter la technologie à la ville ?”

“Les technologies embarquées s’adaptent aux pratiques de chacun dans un bâtiment, mais cela désurbanise l’espace plus large de la ville. Et ce d’autant que, bien souvent, ces systèmes intelligents sont fermés pour être maitrisés alors qu’on les incorpore dans le système ouvert, incomplet, non terminé qu’est la ville. Ce sont des systèmes fabriqués avec la logique de l’ingénieur et l’ingénieur n’est qu’un des utilisateurs de la ville. Comment la logique d’autres utilisateurs interagit-elle avec cette logique ? Quelle place reste-t-il pour la contourner, la hacker ?”

Des technologies de pratiques urbaines

Lectures urbaines
Extrait de Pratiquer la ville. Pour une technologie de la dérive, par Matthieu Duperrex

« ... L’intérêt consiste peut-être davantage dans la démarche de l’utilisateur que dans les possibilités techniques avancées. Ainsi que l’a souligné Nicolas Nova, qu’elle soit menée par des skateurs, des activistes ou des géographes, la dérive est une “technologie de lecture urbaine”. Elle est une pratique, plus ou moins outillée, d’interprétation nouvelle d’un milieu qu’on pensait entièrement balisé et normé. Que des utilisateurs se donnent des “consignes” de pratique de la ville (dont la liste est presque infinie) au travers de ces applications, là est le piquant de ce rapport induit à la technologie. Car ils inventent ainsi de nouveaux codes et “lisent” la ville de façon originale. »


Blackpool Manchester (extraits) de Nogo Voyages


WYSI*not*WYG d’Olivier Ratsi (AntiVJ)

Hybrider le réel de la ville
Extrait, suite

« L’interaction locale du téléphone et du paysage urbain recontextualise par bribes le récit d’une dérive qui demeure en quelque sorte toujours ouverte. La transition d’un espace à un autre se double d’une historicité : il y a des traces de la dérive, laissées dans le réseau, et qui ne demandent qu’à être mises à jour par de nouveaux utilisateurs. La dérive et le mapping débouchent ainsi sur un art de raconter des histoires.

Grâce aux dispositifs numériques de dérive augmentée, la fiction peut hybrider le réel de la ville. La création numérique peut être en ce sens porteuse d’autre chose que d’un simple design d’ambiance, c’est-à-dire porteuse de pratiques. De ce point de vue, les créateurs ont quelque chose à dire que ne disent pas nécessairement les foules mobiles, notamment au niveau du récit et de la fiction. »


Net-Derive de Petra Gemeinboeck et Atau Tanaka


SubMap 2.0 : ebullition par Kitchen Budapest


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